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	<title>Commentaires pour Le Cercle des Lames</title>
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	<description>Arts Martiaux Européens d&#039;inspiration Historique</description>
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		<title>Commentaires sur Comment choisir une bonne arme de pratique en bois par Tsuge</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/equipement/comment-choisir-une-bonne-armes-de-pratique-en-bois2/comment-page-1/#comment-356</link>
		<dc:creator>Tsuge</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 09:22:39 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour. J&#039;utilise pour ma part des répliques de chez Cold steel en polypropylene, &quot;incassables&quot; et bien équilibrées. Mais elles ne sont pas en bois...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour. J&#8217;utilise pour ma part des répliques de chez Cold steel en polypropylene, &laquo;&nbsp;incassables&nbsp;&raquo; et bien équilibrées. Mais elles ne sont pas en bois&#8230;</p>
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		<title>Commentaires sur Temps de réaction et programmation mentale par Barny</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/entrainement/temps-de-reaction-et-programmation-mentale/comment-page-1/#comment-264</link>
		<dc:creator>Barny</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2011 02:20:26 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;i&gt;Donc, le temps requis pour analyser une action et sélectionner une réponse adéquate raccourcit grandement le temps nécessaire pour accomplir l’action elle-même. D’où vient ici l’importance de l’entraînement à répondre à des stimuli (programmation mentale) afin de conditionner le cerveau à reconnaître la nature des mouvements adverses et à y répondre avec une efficacité et rapidité accrue. Cet entraînement doit être intégré dans un modèle analytique du combat : un système comprenant des bases solides permettant de sauver un précieux temps en combat tout en étant bien sûr… efficace !&lt;/i&gt;
+1</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><i>Donc, le temps requis pour analyser une action et sélectionner une réponse adéquate raccourcit grandement le temps nécessaire pour accomplir l’action elle-même. D’où vient ici l’importance de l’entraînement à répondre à des stimuli (programmation mentale) afin de conditionner le cerveau à reconnaître la nature des mouvements adverses et à y répondre avec une efficacité et rapidité accrue. Cet entraînement doit être intégré dans un modèle analytique du combat : un système comprenant des bases solides permettant de sauver un précieux temps en combat tout en étant bien sûr… efficace !</i><br />
+1</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur Les difficultés que peuvent représenter l&#8217;interprétation de traités par Jean-Francois-Eric Isabel</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/philosophie/difficultes-interpretation-de-traites/comment-page-1/#comment-259</link>
		<dc:creator>Jean-Francois-Eric Isabel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:31:51 +0000</pubDate>
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		<description>Par Benjamin Conan

Gentlemen,
Je n’ai pas pour habitude de répondre aux lettres ouvertes, mais certains des points méthodologiques soulevés dans le dernier article de Gabriel méritent qu’on s’y attarde. je vais tâcher d’être concis, et de m’en tenir à des arguments factuels plutôt qu’à de la rhétorique schopenauerienne. Je souhaiterais d’abord souligner que je n’argumente ni par amour du débat, ni par conflit d’intérêt, mais parceque je pense appartenir  à l’école de pensée décriée dans le précédent article du blog et qu’il me semble nécessaire d’apporter quelques éclaircissements sur la question de l’importance de la source dans la pratique AMHE.
Je cite :
“je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit. Il m’est évident que le seul fait du manuscrit ne peut contenir la clé de la maîtrise d’un système d’escrime complet.”
	Méfions nous de cette évidence. Écartons derechef quelques misconceptions :
Les chercheurs qui concentrent leurs efforts sur les sources ne le font pas “aveuglément” mais en parfaite connaissance de cause, et c’est ces raisons que je vais (maladroitement) tenter d’expliquer ici.
Il n’existe aucun complot visant à faire des traités (parlons de traités plutôt que de manuscrits, afin de ne pas exclure la plupart des sources post-XVIe) un “outil social” permettant de discréditer le travail de tel ou tel chercheur. Qu’on s’entende, l’importance de la publication (contemporaine) est primordiale dans le milieu universitaire car elle dénote une rigueur et une méthode qui ne laisse pas (trop) la place à l’approximation. C’est valable en histoire comme en sciences. On pourrait débattre longtemps de la validité du système de revue par les pairs, mais on ne peut nier sa réalité dans le monde académique. Ça n’empêche pas des chercheurs indépendants ou des amateurs de faire, parfois, un excellent travail.
Parler de l’escrime au singulier est un biais de la réflexion. Il n’y a pas “une” escrime (si l’on se permet d’ignorer les théories fantasques rêvant d’un système pan-européen unifié). Pour poursuivre la comparaison aisée (quoique souvent hors de propos) avec les arts martiaux orientaux, et quitte à rappeler l’évidence, si les fondamentaux du combat restent les mêmes -toucher sans se faire toucher- les “écoles”, les manières de pratiquer, diffèrent selon les lieux et les époques. Ainsi la tradition liechtenauerienne n’est pas identique à l’école bolognaise, qui n’est pas (ou difficilement) comparable à la canne française du XIXe ou au sabre de cavalerie britannique. Etudier un système, a fortiori le reconstruire (ou tenter de le faire) ne peut se faire que relativement aux connaissances que l’on a du contexte dans lequel ce système a été développé et utilisé. Cette connaissance, elle n’est nulle part ailleurs que dans les sources, primaires ou secondaires, à notre disposition.
Par ailleurs, il est réducteur de penser que l’interprétation des sources se limite à essayer de reproduire sans réfléchir, et un par un, les gestes décrits, souvent de manière laconique, par les maîtres de l’époque. Ce serait vain, et ce n’est pas ce qui est fait. C’est également un tort d’imaginer les traités comme de simples recueils de pièces indépendantes les unes des autres, plutôt que comme des manuels décrivant un système cohérent*. Interpréter rigoureusement une technique sous-tend une compréhension profonde de ce système. Cela se fait par l’usage d’outils contemporains (notamment la biomécanique, terme dont on abuse souvent), mais avant tout par l’étude rigoureuse (ce terme revient souvent) de la source, de son contexte et d’autres sources pouvant se rapporter à ce contexte.
Avancer que les traités ne contiennent pas d’indices sur l’élément tactique, et/ou que cet aspect est négligé par les recherches contemporaines est simplement faux. Il suffit de les lire pour s’en rendre compte. On trouve même parfois les traces d’un système pédagogique, comme par exemple dans le Ms.I.33** ou dans le traité d’Henry de Sainct Didier. Il faut par contre se méfier de la généralisation : tous les traités n’ont pas été écrits pour former des néophytes. Il y a à peu près autant de manuels que de contextes d’écriture et d’utilisation.***
L’historicité ne s’oppose pas à “l’efficacité” de l’escrime. Au contraire, elle en est la garantie. La principale faiblesse d’ une réflexion sur la création (genèse) d’une “escrime efficace”, c’est que c’est énoncer la problématique à l’envers : L’escrime ne s’est pas construite autour de l’épée, c’est l’épée qui a été pensée et conçue, au travers des siècles, pour faire de l’escrime. Tout dans son design correspond à l’usage qui en est fait à son époque. Se priver des sources qui décrivent cet usage, c’est se priver des seuls fragments de connaissance sur le maniement des armes qui sont à notre disposition.
La transmission des arts martiaux européens a été interrompue. Aujourd’hui, l’épée (et la plupart des armes anciennes) a disparu du paysage social, dans le milieu militaire comme dans le milieu civil. Elle s’est effacée du contexte culturel au point que les connaissances les plus élémentaires à son sujet n’appartiennent plus au domaine du trivial. A notre échelle, nous ne pouvons pas prétendre savoir mieux qu’à l’époque, savoir tout court, comment escrimer. La différence des enjeux, de l’investissement individuel et de l’environnement socio-culturel ne nous permettent, au mieux que de nous approcher asymptotiquement de ce qu’on pense être la vérité historique. Et, pour toutes les raisons suscitées l’étude rigoureuse et méthodique des sources est indispensable. 
Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Pardonnez moi d’avoir très probablement oublié/mal formulé certaines choses. Mon message ne vise à froisser personne, et n’est pas une invitation à l’élitisme, mais tend à expliquer pourquoi une bonne partie des pratiquants AMHE, dont moi-même, considère la source historique comme nécessaire à leur démarche, et à mettre en lumière la lucidité de ce choix.

Benjamin.

*Les indices de cette affirmation sont dans les sources elles-même.
Dans le prologue de Fiore, par exemple :
“Considerando io predetto fiore che in quest&#039;arte pochi al mondo sen trovano magistri e vogliando che di mi sia fatta memoria in ella io farò un libro in tuta l&#039;arte e de tutte chose le quale i&#039; so e di ferri e di tempere e d&#039;altre chose”
“I, the aforementioned Fiore, considering that of this art there are few Masters in the world, and wanting be remembered in it, I will write a book about the whole art and about all the things I know, of steel and of tempere and of other things” (trad. par Matt Easton et Eleonora Durban)
ou dans la section sur le Blossfechten de l’anonyme Hs.3227a
“an den selben wörtñ / leit alle kunst / Meister lichtnaw°s / vnd sint dy gruntfeste vnd der / kern alles fechtens czu fusse ader czu rosse / blos ader in harnüsche / “
“On these words hinge the whole art of Liechtenauer, and they are the foundation and cornerstone of all fencing on foot or on horseback, in armour or without” (trad. par David Lindholm)

**cf Le livre de l’art du combat. Liber de arte dimicatoria. Édition critique du Royal Armouries MS. I.33, par Franck Cinato et André Surprenant, Paris, CNRS éditions, 2009 (Sources d’histoire médiévale, 39).

***On a des manuels écrits pour faire la publicité de son auteur (Talhoffer), pour la compilation et la conservation du savoir (Fiore), pour le duel (Jeu de la hache), le maintien de l’ordre (Manuscrit de Vienne) etc etc...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Par Benjamin Conan</p>
<p>Gentlemen,<br />
Je n’ai pas pour habitude de répondre aux lettres ouvertes, mais certains des points méthodologiques soulevés dans le dernier article de Gabriel méritent qu’on s’y attarde. je vais tâcher d’être concis, et de m’en tenir à des arguments factuels plutôt qu’à de la rhétorique schopenauerienne. Je souhaiterais d’abord souligner que je n’argumente ni par amour du débat, ni par conflit d’intérêt, mais parceque je pense appartenir  à l’école de pensée décriée dans le précédent article du blog et qu’il me semble nécessaire d’apporter quelques éclaircissements sur la question de l’importance de la source dans la pratique AMHE.<br />
Je cite :<br />
“je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit. Il m’est évident que le seul fait du manuscrit ne peut contenir la clé de la maîtrise d’un système d’escrime complet.”<br />
	Méfions nous de cette évidence. Écartons derechef quelques misconceptions :<br />
Les chercheurs qui concentrent leurs efforts sur les sources ne le font pas “aveuglément” mais en parfaite connaissance de cause, et c’est ces raisons que je vais (maladroitement) tenter d’expliquer ici.<br />
Il n’existe aucun complot visant à faire des traités (parlons de traités plutôt que de manuscrits, afin de ne pas exclure la plupart des sources post-XVIe) un “outil social” permettant de discréditer le travail de tel ou tel chercheur. Qu’on s’entende, l’importance de la publication (contemporaine) est primordiale dans le milieu universitaire car elle dénote une rigueur et une méthode qui ne laisse pas (trop) la place à l’approximation. C’est valable en histoire comme en sciences. On pourrait débattre longtemps de la validité du système de revue par les pairs, mais on ne peut nier sa réalité dans le monde académique. Ça n’empêche pas des chercheurs indépendants ou des amateurs de faire, parfois, un excellent travail.<br />
Parler de l’escrime au singulier est un biais de la réflexion. Il n’y a pas “une” escrime (si l’on se permet d’ignorer les théories fantasques rêvant d’un système pan-européen unifié). Pour poursuivre la comparaison aisée (quoique souvent hors de propos) avec les arts martiaux orientaux, et quitte à rappeler l’évidence, si les fondamentaux du combat restent les mêmes -toucher sans se faire toucher- les “écoles”, les manières de pratiquer, diffèrent selon les lieux et les époques. Ainsi la tradition liechtenauerienne n’est pas identique à l’école bolognaise, qui n’est pas (ou difficilement) comparable à la canne française du XIXe ou au sabre de cavalerie britannique. Etudier un système, a fortiori le reconstruire (ou tenter de le faire) ne peut se faire que relativement aux connaissances que l’on a du contexte dans lequel ce système a été développé et utilisé. Cette connaissance, elle n’est nulle part ailleurs que dans les sources, primaires ou secondaires, à notre disposition.<br />
Par ailleurs, il est réducteur de penser que l’interprétation des sources se limite à essayer de reproduire sans réfléchir, et un par un, les gestes décrits, souvent de manière laconique, par les maîtres de l’époque. Ce serait vain, et ce n’est pas ce qui est fait. C’est également un tort d’imaginer les traités comme de simples recueils de pièces indépendantes les unes des autres, plutôt que comme des manuels décrivant un système cohérent*. Interpréter rigoureusement une technique sous-tend une compréhension profonde de ce système. Cela se fait par l’usage d’outils contemporains (notamment la biomécanique, terme dont on abuse souvent), mais avant tout par l’étude rigoureuse (ce terme revient souvent) de la source, de son contexte et d’autres sources pouvant se rapporter à ce contexte.<br />
Avancer que les traités ne contiennent pas d’indices sur l’élément tactique, et/ou que cet aspect est négligé par les recherches contemporaines est simplement faux. Il suffit de les lire pour s’en rendre compte. On trouve même parfois les traces d’un système pédagogique, comme par exemple dans le Ms.I.33** ou dans le traité d’Henry de Sainct Didier. Il faut par contre se méfier de la généralisation : tous les traités n’ont pas été écrits pour former des néophytes. Il y a à peu près autant de manuels que de contextes d’écriture et d’utilisation.***<br />
L’historicité ne s’oppose pas à “l’efficacité” de l’escrime. Au contraire, elle en est la garantie. La principale faiblesse d’ une réflexion sur la création (genèse) d’une “escrime efficace”, c’est que c’est énoncer la problématique à l’envers : L’escrime ne s’est pas construite autour de l’épée, c’est l’épée qui a été pensée et conçue, au travers des siècles, pour faire de l’escrime. Tout dans son design correspond à l’usage qui en est fait à son époque. Se priver des sources qui décrivent cet usage, c’est se priver des seuls fragments de connaissance sur le maniement des armes qui sont à notre disposition.<br />
La transmission des arts martiaux européens a été interrompue. Aujourd’hui, l’épée (et la plupart des armes anciennes) a disparu du paysage social, dans le milieu militaire comme dans le milieu civil. Elle s’est effacée du contexte culturel au point que les connaissances les plus élémentaires à son sujet n’appartiennent plus au domaine du trivial. A notre échelle, nous ne pouvons pas prétendre savoir mieux qu’à l’époque, savoir tout court, comment escrimer. La différence des enjeux, de l’investissement individuel et de l’environnement socio-culturel ne nous permettent, au mieux que de nous approcher asymptotiquement de ce qu’on pense être la vérité historique. Et, pour toutes les raisons suscitées l’étude rigoureuse et méthodique des sources est indispensable.<br />
Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Pardonnez moi d’avoir très probablement oublié/mal formulé certaines choses. Mon message ne vise à froisser personne, et n’est pas une invitation à l’élitisme, mais tend à expliquer pourquoi une bonne partie des pratiquants AMHE, dont moi-même, considère la source historique comme nécessaire à leur démarche, et à mettre en lumière la lucidité de ce choix.</p>
<p>Benjamin.</p>
<p>*Les indices de cette affirmation sont dans les sources elles-même.<br />
Dans le prologue de Fiore, par exemple :<br />
“Considerando io predetto fiore che in quest&#8217;arte pochi al mondo sen trovano magistri e vogliando che di mi sia fatta memoria in ella io farò un libro in tuta l&#8217;arte e de tutte chose le quale i&#8217; so e di ferri e di tempere e d&#8217;altre chose”<br />
“I, the aforementioned Fiore, considering that of this art there are few Masters in the world, and wanting be remembered in it, I will write a book about the whole art and about all the things I know, of steel and of tempere and of other things” (trad. par Matt Easton et Eleonora Durban)<br />
ou dans la section sur le Blossfechten de l’anonyme Hs.3227a<br />
“an den selben wörtñ / leit alle kunst / Meister lichtnaw°s / vnd sint dy gruntfeste vnd der / kern alles fechtens czu fusse ader czu rosse / blos ader in harnüsche / “<br />
“On these words hinge the whole art of Liechtenauer, and they are the foundation and cornerstone of all fencing on foot or on horseback, in armour or without” (trad. par David Lindholm)</p>
<p>**cf Le livre de l’art du combat. Liber de arte dimicatoria. Édition critique du Royal Armouries MS. I.33, par Franck Cinato et André Surprenant, Paris, CNRS éditions, 2009 (Sources d’histoire médiévale, 39).</p>
<p>***On a des manuels écrits pour faire la publicité de son auteur (Talhoffer), pour la compilation et la conservation du savoir (Fiore), pour le duel (Jeu de la hache), le maintien de l’ordre (Manuscrit de Vienne) etc etc&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Les difficultés que peuvent représenter l&#8217;interprétation de traités par Jean-Francois-Eric Isabel</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/philosophie/difficultes-interpretation-de-traites/comment-page-1/#comment-258</link>
		<dc:creator>Jean-Francois-Eric Isabel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:31:08 +0000</pubDate>
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		<description>Par Benjamin Conan

« Dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit.. »

Faisant partie des AMHEurs qui défendent une pratique exclusivement sourcée, je pourrais t’en expliquer la raison. Il va me falloir un temps que je n’ai pas, pour le faire, mais j’essayerai de te poser un paragraphe dans ce sens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Par Benjamin Conan</p>
<p>« Dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit.. »</p>
<p>Faisant partie des AMHEurs qui défendent une pratique exclusivement sourcée, je pourrais t’en expliquer la raison. Il va me falloir un temps que je n’ai pas, pour le faire, mais j’essayerai de te poser un paragraphe dans ce sens.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Les difficultés que peuvent représenter l&#8217;interprétation de traités par Jean-Francois-Eric Isabel</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/philosophie/difficultes-interpretation-de-traites/comment-page-1/#comment-257</link>
		<dc:creator>Jean-Francois-Eric Isabel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 16:29:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cercledeslames.com/?p=559#comment-257</guid>
		<description>Retour de réflexion : Par Gabriel Mailhot

Bonsoir Pascal,

Comme tu le sais déjà, les manuscrits anciens ne sont pas mes livres de chevets, mais plutôt des sources qui donnent des indices sur la vision qu’avaient certains escrimeurs sur leur art au Moyen-Âge.  Ceci dit, ces livres restent qu’un outil parmi tant d’autres pour comprendre et étudier cet art.

L’escrime est beaucoup plus complexe qu’une suite de mouvement; à preuve, il existe plusieurs approches différentes qui ont toutes leurs efficacités.  Pour faire un lien avec les systèmes orientaux (ceux que nous pouvons encore observer aujourd’hui), il y a différents styles qui ont différentes écoles; et au final, autant l’Aîkido que le Karaté ont prouvé qu’ils pouvaient être efficaces, et ce, même si l’approche est très différente.

L’escrime appartient au domaine des systèmes.  Pour bien étudier un système, il faut étudier ses éléments, puis leurs interactions.  Par exemple, pour étudier si un mouvement est pertinent ou non, on doit le définir comme effecteur.  Un effecteur est un mécanisme produisant certains effets. Ensuite on définit les facteurs qui sont les conditions nécessaires au fonctionnement de l’effecteur.  Vient alors la rétroaction qui est un phénomène par lequel les effets sont capables d’influencer un ou plusieurs facteurs agissant sur l’effecteur. La rétroaction (ou feed-back en anglais) permet de poursuivre une finalité, c&#039;est-à-dire d&#039;évoluer vers un état à atteindre ou maintenir un comportement malgré les perturbations dues au milieu extérieur.

En simplifiant, un mouvement n’est pertinent que si les facteurs optimaux sont là, et que l’application du mouvement provoque une réaction permettant d’atteindre une position avantageuse lors d’un duel.  Par la complexité des interactions de chacun des éléments du système, l’escrime se définit comme un art car il est presque impossible, à niveau d’homme du moins, de contrôler à tout moment le système en entier.

Dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit.  Il m’est évident que le seul fait du manuscrit ne peut contenir la clé de la maîtrise d’un système d’escrime complet.

Pour comprendre le rôle du manuscrit, il est intéressant de comprendre la genèse de l’escrime.  Nous pourrions définir cette genèse comme suit :
Un système d’escrime complet est composé de 3 phases; la conception, l’applicatif et la pédagogie.

La conception
Au départ, il doit exister soit un objectif compétitif, ou une menace.  Cette dernière impose un affrontement ou un duel.  Le duel de par sa nature implique un concept d’offense et de défense, où l’offense est le propre de la ruse et la défense le propre de l’anticipation.  Sachant cela, les hommes se sont dotés d’outils (épées, armes, etc.), puis ils ont développé une tactique afin d’appliquer une stratégie leur donnant un avantage.  Ceux qui développèrent la meilleure stratégie ont survécu; ce sont les vainqueurs.

L’applicatif
Vient alors le besoin de perfectionner la tactique afin de développer un système (le haut + fort que le bas, contrôler le centre est obligatoire pour toucher, etc.)  Puis, de conditionner le corps afin d’appliquer les manœuvres plus efficacement.  Nous voyons alors naître les premiers mouvements optimisés.  Vient aussi le conditionnement de la capacité cognitive, le jugement nécessaire à la maîtrise de l’art.

Pédagogie
À ce stade, pour devenir plus fort on doit partager le savoir avec ses semblables et former un groupe, une fédération, voire une armée.  Ce besoin d’enseigner justifie la création de manuscrits et autres outils pédagogiques.  Ces outils s’adressent à des néophytes ou des écoliers; ce qui amène une simplification de la matière dans le but que l’élève puisse l’assimiler alors qu’il n’a pas d’expérience.  Le manuscrit est en réalité une vulgarisation d’un enchaînement de mouvements qui ont pour but de transmettre les principes de base de la tactique développée à la phase de la conception.

Ce que devraient faire les philologues aujourd’hui, c’est de prendre ces manuscrits pour essayer de comprendre ce que le Maître avait imaginé comme tactique pour vaincre ses ennemis.  Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe.. trop de gens s’attardent aux mouvements précis que contient le manuscrit et rejettent toutes réflexions tactiques à leurs sujets.  C’est une erreur d’interprétation qui, à mon avis, appauvrit leur système.

En conclusion, je crois qu’il ne faut que s’en tenir qu’au manuscrit si on veut vraiment comprendre l’escrime.  Malheureusement, le manuscrit est devenu aujourd’hui un outil social qui permet à certains d’invalider sur le seul fait historique les travaux très sérieux de ceux qui cherchent à comprendre en dehors de l’écrit; car il ne faut pas se le cacher, la réputation des chercheurs compte pour beaucoup sur la tendance que prend l’étude de l’escrime ancienne au 21e siècle.

Je te donne en attachement un petit diagramme que j&#039;ai fait afin que tu visualises la genèse de l&#039;escrime et son évolution en tant que système.
-- 
Gabriel Mailhot
http://www.gabrielmailhot.ca/photographe/blogue/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Retour de réflexion : Par Gabriel Mailhot</p>
<p>Bonsoir Pascal,</p>
<p>Comme tu le sais déjà, les manuscrits anciens ne sont pas mes livres de chevets, mais plutôt des sources qui donnent des indices sur la vision qu’avaient certains escrimeurs sur leur art au Moyen-Âge.  Ceci dit, ces livres restent qu’un outil parmi tant d’autres pour comprendre et étudier cet art.</p>
<p>L’escrime est beaucoup plus complexe qu’une suite de mouvement; à preuve, il existe plusieurs approches différentes qui ont toutes leurs efficacités.  Pour faire un lien avec les systèmes orientaux (ceux que nous pouvons encore observer aujourd’hui), il y a différents styles qui ont différentes écoles; et au final, autant l’Aîkido que le Karaté ont prouvé qu’ils pouvaient être efficaces, et ce, même si l’approche est très différente.</p>
<p>L’escrime appartient au domaine des systèmes.  Pour bien étudier un système, il faut étudier ses éléments, puis leurs interactions.  Par exemple, pour étudier si un mouvement est pertinent ou non, on doit le définir comme effecteur.  Un effecteur est un mécanisme produisant certains effets. Ensuite on définit les facteurs qui sont les conditions nécessaires au fonctionnement de l’effecteur.  Vient alors la rétroaction qui est un phénomène par lequel les effets sont capables d’influencer un ou plusieurs facteurs agissant sur l’effecteur. La rétroaction (ou feed-back en anglais) permet de poursuivre une finalité, c&#8217;est-à-dire d&#8217;évoluer vers un état à atteindre ou maintenir un comportement malgré les perturbations dues au milieu extérieur.</p>
<p>En simplifiant, un mouvement n’est pertinent que si les facteurs optimaux sont là, et que l’application du mouvement provoque une réaction permettant d’atteindre une position avantageuse lors d’un duel.  Par la complexité des interactions de chacun des éléments du système, l’escrime se définit comme un art car il est presque impossible, à niveau d’homme du moins, de contrôler à tout moment le système en entier.</p>
<p>Dans ce contexte, je ne comprends pas pourquoi plusieurs philologues et autres pratiquants de l’escrime s’entêtent à appliquer aveuglément une interprétation d’un manuscrit.  Il m’est évident que le seul fait du manuscrit ne peut contenir la clé de la maîtrise d’un système d’escrime complet.</p>
<p>Pour comprendre le rôle du manuscrit, il est intéressant de comprendre la genèse de l’escrime.  Nous pourrions définir cette genèse comme suit :<br />
Un système d’escrime complet est composé de 3 phases; la conception, l’applicatif et la pédagogie.</p>
<p>La conception<br />
Au départ, il doit exister soit un objectif compétitif, ou une menace.  Cette dernière impose un affrontement ou un duel.  Le duel de par sa nature implique un concept d’offense et de défense, où l’offense est le propre de la ruse et la défense le propre de l’anticipation.  Sachant cela, les hommes se sont dotés d’outils (épées, armes, etc.), puis ils ont développé une tactique afin d’appliquer une stratégie leur donnant un avantage.  Ceux qui développèrent la meilleure stratégie ont survécu; ce sont les vainqueurs.</p>
<p>L’applicatif<br />
Vient alors le besoin de perfectionner la tactique afin de développer un système (le haut + fort que le bas, contrôler le centre est obligatoire pour toucher, etc.)  Puis, de conditionner le corps afin d’appliquer les manœuvres plus efficacement.  Nous voyons alors naître les premiers mouvements optimisés.  Vient aussi le conditionnement de la capacité cognitive, le jugement nécessaire à la maîtrise de l’art.</p>
<p>Pédagogie<br />
À ce stade, pour devenir plus fort on doit partager le savoir avec ses semblables et former un groupe, une fédération, voire une armée.  Ce besoin d’enseigner justifie la création de manuscrits et autres outils pédagogiques.  Ces outils s’adressent à des néophytes ou des écoliers; ce qui amène une simplification de la matière dans le but que l’élève puisse l’assimiler alors qu’il n’a pas d’expérience.  Le manuscrit est en réalité une vulgarisation d’un enchaînement de mouvements qui ont pour but de transmettre les principes de base de la tactique développée à la phase de la conception.</p>
<p>Ce que devraient faire les philologues aujourd’hui, c’est de prendre ces manuscrits pour essayer de comprendre ce que le Maître avait imaginé comme tactique pour vaincre ses ennemis.  Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe.. trop de gens s’attardent aux mouvements précis que contient le manuscrit et rejettent toutes réflexions tactiques à leurs sujets.  C’est une erreur d’interprétation qui, à mon avis, appauvrit leur système.</p>
<p>En conclusion, je crois qu’il ne faut que s’en tenir qu’au manuscrit si on veut vraiment comprendre l’escrime.  Malheureusement, le manuscrit est devenu aujourd’hui un outil social qui permet à certains d’invalider sur le seul fait historique les travaux très sérieux de ceux qui cherchent à comprendre en dehors de l’écrit; car il ne faut pas se le cacher, la réputation des chercheurs compte pour beaucoup sur la tendance que prend l’étude de l’escrime ancienne au 21e siècle.</p>
<p>Je te donne en attachement un petit diagramme que j&#8217;ai fait afin que tu visualises la genèse de l&#8217;escrime et son évolution en tant que système.<br />
&#8211;<br />
Gabriel Mailhot<br />
<a href="http://www.gabrielmailhot.ca/photographe/blogue/" rel="nofollow">http://www.gabrielmailhot.ca/photographe/blogue/</a></p>
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		<title>Commentaires sur Comment choisir une bonne arme de pratique en bois par Jean-Francois-Eric Isabel</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/equipement/comment-choisir-une-bonne-armes-de-pratique-en-bois2/comment-page-1/#comment-254</link>
		<dc:creator>Jean-Francois-Eric Isabel</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 01:14:06 +0000</pubDate>
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		<description>Vous pouvez contacter Pascal Racicot à pascal_racicot@hotmail.com</description>
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		<title>Commentaires sur L&#8217;art de l&#8217;épée longue de Liechtenauer par Nathalie</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/traites-anciens/lart-de-lepee-longue-de-liechtenauer/comment-page-1/#comment-252</link>
		<dc:creator>Nathalie</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 11:53:22 +0000</pubDate>
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		<description>Très intéressant ! Ayant moi-même pratiquer un peu de Kendô cela m&#039;a faire réfléchir d&#039;une nouvelle manière à mes Kata !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très intéressant ! Ayant moi-même pratiquer un peu de Kendô cela m&#8217;a faire réfléchir d&#8217;une nouvelle manière à mes Kata !</p>
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		<title>Commentaires sur Comment choisir une bonne arme de pratique en bois par axarius</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/equipement/comment-choisir-une-bonne-armes-de-pratique-en-bois2/comment-page-1/#comment-251</link>
		<dc:creator>axarius</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 08:16:13 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne vois pas de liens pour avoir plus d&#039;informations sur les épées que vous fabriquez, pourriez vous m&#039;indiquer où le trouver, voir carrément le redonner a la suite de mon message?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne vois pas de liens pour avoir plus d&#8217;informations sur les épées que vous fabriquez, pourriez vous m&#8217;indiquer où le trouver, voir carrément le redonner a la suite de mon message?</p>
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		<title>Commentaires sur MS I.33 Entrainement à l&#8217;épée et au bocle par Pascal Thériault</title>
		<link>http://www.cercledeslames.com/entrainement/ms-i-33-entrainement-a-lepee-et-au-bocle/comment-page-1/#comment-115</link>
		<dc:creator>Pascal Thériault</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 00:07:03 +0000</pubDate>
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		<description>Very nice !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Very nice !</p>
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