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Des études scientifiques ont fait des liens intéressants entre le temps de réaction et le temps de réponse. La plupart des gens ne font pas de distinction entre ces deux concepts. Le temps de réponse est le temps total requis pour compléter une action à partir du moment du stimulus. Le temps de réaction comprend seulement le temps écoulé à partir du stimulus jusqu’au commencement de l’action physique.
Prenons par exemple le mouvement accompli par un frappeur de baseball. Ce mouvement se fait approximativement en 200 ms (0,2 seconde). Ce temps est assez similaire à celui d’une épée à deux mains; la masse d’un bâton de baseball officiel étant de 1 kg (2,2 lbs).
Fait intéressant, le temps de réponse (temps écoulé entre le moment du stimulus et le mouvement du ou des muscles) pour une action simple se situe entre 300 et 500 ms. Donc, il faut de 1,5 à 2,5 fois plus de temps au corps pour répondre à une action qu’à la durée de l’action elle-même. Et tout ceci pour accomplir une action simple comme, par exemple, appuyer sur un bouton en réaction à un témoin lumineux.
L’analyse du mouvement d’une épée dans une situation de combat (combattant soumis au stress, etc.) doit être passablement plus longue, compte tenu qu’il y beaucoup plus d’informations qui doivent être traitées par le cerveau avant qu’une décision puisse être rendue.
Donc, le temps requis pour analyser une action et sélectionner une réponse adéquate raccourcit grandement le temps nécessaire pour accomplir l’action elle-même. D’où vient ici l’importance de l’entraînement à répondre à des stimuli (programmation mentale) afin de conditionner le cerveau à reconnaître la nature des mouvements adverses et à y répondre avec une efficacité et rapidité accrue. Cet entraînement doit être intégré dans un modèle analytique du combat : un système comprenant des bases solides permettant de sauver un précieux temps en combat tout en étant bien sûr… efficace !
Référence : « Sword in two hands » (Brian R. Price)





